Après la déclaration de Bernard Dabène...
Je prends acte de la candidature de Bernard Dabène et de la volonté du Parti socialiste « d’accueillir toutes les bonnes volontés ».
Il est dommage que cette précipitation à se proclamer tête de liste, à décider de son intitulé, ne permette pas un véritable échange sur le fond politique de cette liste.
Bernard Dabène dit que nos interventions au conseil municipal sont souvent concordantes, cela n’est pas aussi simple. Par exemple, avec Denis La Spesa nous avons été les seuls à refuser le PLH, Plan Local de l’Habitat, qui est un document très important dans une commune qui ne dispose que de 5,4% de logements sociaux.
Nous avons été les seuls à voter contre le SCOT (Schéma d’aménagement de la CASA) et nous agissons actuellement pour permettre à la population de s’exprimer à l’enquête publique… il y a beaucoup de dossiers importants où nos votes sont contraires. Cela est certainement dû au fait que Bernard Dabène est conseiller communautaire et qu’il a jusqu’à présent voté tous les rapports de la CASA.
Il y a de quoi débattre et se mettre au clair.
On ne peut pas être dans le consensus mou avec le président de la CASA, Jean Lèonetti, et dans l’opposition au député –maire d’Antibes, Jean Léonetti.
Je remercie Bernard Dabène de l’attention affectueuse qu’il me porte mais cela ne suffit pas à clarifier nos positions.
Je me félicite que le Parti Socialiste ait accepté notre proposition de mettre en place un Collectif Riposte de toutes les forces de gauche à Antibes.
Pendant six ans avec Denis La Spesa nous avons incarné l’opposition résolue à la majorité municipale de droite. « La Gauche et l’Ecologie » fait des choix clairs sur le droit au
logement, sur l’environnement (déchets, eau), sur les services publics, sur la vraie gratuité de l’école, sur la petite enfance, sur l’aménagement de la CASA,…
Pendant six ans, avec les candidats de la Gauche et l’écologie, avec les militants d’A Gauche Vraiment, du Parti Communiste Français et de beaucoup d’autres nous avons agi au quotidien contre les expulsions, auprès des salariés en lutte, pour un environnement préservé. Pour nous, la politique ce n’est pas tous les six ans en période électorale.
Jusqu’au mois de novembre (début du moratoire concernant les expulsions locatives) notre priorité c’est d’obtenir le relogement de la dizaine de familles menacées sinon de les maintenir dans leur logement, viendra le temps des élections…