La sauvagerie patronale décomplexée

Publié le par Gérard PIEL

Hier, une délégation de salariés de l’Intermarché  de Villeneuve Loubet qui venaient d’obtenir gain de cause sur la totalité de leurs revendications (le magasin sera ouvert aujourd’hui) distribuait des tracts devant l’établissement d’Antibes, Bld Albert 1er ,  afin de populariser le mouvement, laissant le passage aux clients et aux badauds,  la police était présente pour que tout se passe dans le calme.

Aout-9-007.jpgAlors que les salariés allaient partir, une espèce de brute a surgi du magasin en assenant des coups de poing d’une violence extrême, suivie par deux autres individus.

Heureusement, les policiers sont intervenus  mais le mal était fait, un des jeunes salariés est à l’hôpital avec une fracture du nez. Il doit être opéré. D’autres salarié-e-s ont été bousculés ainsi que les syndicalistes qui les accompagnaient.

Depuis l’élection de Sarkozy on a vu le grand patronat se lâcher et voilà maintenant que des responsables de supermarché se croient tout permis !

Il y a vraiment du souci à se faire pour les salariés !

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Publié dans Antibes-CASA

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G
Effectivement, c'est selon vous tout noir d'un coté et tout blanc de l'autre.Un peu simpliste le raisonnement, même vos amis communistes savent faire preuve de plus de discernement. Ce n'est certainement pas en propageant ce genre de lieux communs simplistes à outrance que vous ferez avancer les choses, et c'est bien regrettable.Car je suis d'accord avec vous sur un point, il y aurait beaucoup de travail à faire.Mais encore faut(-il se donner la peine de réfléchir et de poser les problèmes pragmatiquement et avec le plus d'objectivité possible.
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G
Le pragmatisme et l'objectivité, je vous conseille d'en parler au jeune salarié d'Intermarché qui a eu le nez facturé ou à ses collègues qui ont fait grève cinq jours pour, simplement, obtenir le respect de leurs droits.
G
Parce que selon vous touqs les méchants sont forcément d'un coté et tous les gentils de l'autre.Vopus avez une vision très soviétique monsieur Piel, je pensais que les communistes avaient évolué.
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G
Ce que je pense c'est que les exploiteurs sont d'un côté et les exploités de l'autre.Ce n'est pas une affaire de bons et de méchants, c'est simplement une affaire d'exploitation de la force de travail par le patronat mais quand celui-ci se révèle violent et brutale on voit les dégâts que cela peut faire.
G
Je n'ignore pas, monsieur Piel, pour les fréquenter règulièrement de par mon activité, que les conseil de prud'hommes sont effectivement saiqsis dans la plupart des cas par les salariés, mais vous savez pertinemment, en écrivant ceci que votre réponse est de mauvaise foi.En effet, si les conseils de prud'hommes sont saisis le plus souvent par les salariés, ceci est structurel et lié à la nature des conflits. Un employeur n'a pas besoin de passer par le conseil de prud'hommes s'il doit prendre une sanction à l'encontre de son salarié. Le salarié au contraire devra saisir le conseil s'il veut contester la sanction.Vous devriez plutôt regarder, au lieu de la partie qui prend l'initiative de la saisine du conseil, les résultats des procédures. Vous verrez ainsi que le rapport entre affaires gagnées par le salarié/affaires gagnées par l'employeur diffère un peu des chiffres que vous avancez.Je vous rappelle également que les afaires de coups et blessures ne se traitent pas particulièrement devant le conseil de prud'hommes mais surtout devant la juridiction répressive, ce point semble vous échapper.Je suis restée amie avec la plupart de mes anciens employeurs, sans doute parce qu'ils sont aussi monstrueux que vous l'écrivez (je dois être particulièrement masochiste).Il est facile de généraliser à partir d'un cas isolé, monsieur Piel.
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G
Vous semblez bien connaître les patrons, ces victimes des méchants ouvriers !Si vous pouviez intervenir auprès de la branche hôtellerie - restauration, sans oublier les plages, afin qu'ils déclarent simplement leurs employés, juste être en conformité avec la loi !
L
  Effectivement, ce cas est grave, et il est vrai que certains patrons se prennent pour des rois et même parfois pour des seigneurs au sens féodal du terme. Et j'ai constaté personellement que ce phénomène s'accroit en ce moment.  Et certains patrons n'hésitent pas pour mieux assoir leur pouvoir à acheter certains employés, par exemple des élus. Les cas sont nombreux en france.  Heureusement, certains syndicats arrivent à faire le ménage parmi ces gens là, mais en attendant, le pouvoir du patron augmente.
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G
Ben voyons monsieur Piel, il a bon dos Sarko.Si un patyron de supermarché perd son self control, c'est parce qu'il se croit tout permis à cause de son élection.Et si un salarié s'énerve un peu trop et devient violent (eh oui, ça arrive aussi vous savez, et même assez souvent) il a sans doute toutes les excuses possibles et imaginables. Il a de bonnes raisons le pôôôôôôvre : Marie George n'a pas été élue aux présidentielles.
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G
Les salariés qui sont beaucoup plus nombreux que les patrons et qui produisent les richesses que ceux-ci s'accaparent ne doivent pas être très violents car cela se verrait par exemple dans les procédures prud'homales. Est-ce que vous savez que les tribunaux des prud'hommes sont saisis par les salariés à plus de 98% et par les patrons à plus de 1% ?Evidemment cela ne concerne pas que les actes de violence mais aussi les licenciements abusifs, les conditions de travail indignes,etc.