UN CADAVRE DANS LES ASPERGES ! Chapitre 12

Publié le par Gérard PIEL

UN CADAVRE DANS LES ASPERGES ! Chapitre 12

 Au commissariat, Paul Tarin de retour d'Afrique du Sud, attendait impatient le capitaine. 

- Vous faites exprès d'être en retard, je n'ai pas que ça à faire ! 

- Cela tombe bien, moi oui ! Mais je vais d'abord casser la croûte et pendant ce temps vous allez débiter votre pedigree à mon adjoint. Max tu t'occupes de monsieur ? 

- Oui chef ! 

Maris, Louise et Raphaël dégustaient des pissaladières et une omelette aux asperges. Ce moment permettait aux trois policiers de débriefer. 

Jean-Paul leur a confirmé qu'Alcide de Besse avait utilisé son portable dès le départ de ses collègues. 

- Il a appelé une certaine Georgina Roussel pour l'avertir de votre visite, "ça y est, ils sont passés" puis il a téléphoné à Roland Tardieux, pareil, juste pour l'informer ! La femme tient une boutique à touristes dans la rue d'Antibes à Cannes et l'homme une cave de vins et spiritueux dans la zone commerciale de la Bocca. Les deux magasins font partie d'une holding dont l'Alcide détient la majorité des parts et tiens toi bien, depuis l'été 2017 ! 

- Merci Jipé... 

Un rap endiablé des Massilia sound system vrilla le portable du capitaine. 

- Max m'appelle au secours, le fiston voyageur s'énerve, je vais l'interroger. Louise tu vas acheter des babioles chez Georgina et Raphaël, une bouteille de Lagavulin, du douze ans ne te trompe pas chez Roland ! 

- Et pourquoi pas le contraire ? 

- Je croyais que tu ne buvais plus d'alcool, Louise. Arrangez vous ! 

La brigade tenait un coupable idéal, avec un mobile financier et des preuves de son utilisation, c'était trop beau ! Maris changeait de registre avec Paul Tarin. 

- Monsieur Tarin, comment c'est passé ce séjour en Afrique du Sud ? 

- Vous m'avez convoqué pour me poser ce genre de questions ? 

- Les policiers sont polis, mais vous avez raison, allons à l'essentiel. Vos relations avec votre frère, on me dit qu'il y a de la concurrence, de la jalousie, expliquez-moi ? 

- Ça c'est Claudia, celle-la, c'est la reine des coups tordus et de la malveillance. 

- Revenons à votre frère ? 

- On s'est répartis les rôles, il est l'aîné je n'y peux rien mais on est à cinquante, cinquante. On décide à deux et nos boîtes fonctionnent à plein régime, notre père serait fier de nous ! 

- Et votre mère ? 

- Vous devez savoir qu'elle vit aux Antilles, Mauro a bien fait les choses, elle ne manque de rien, elle a refait sa vie. 

- Vous êtes toujours proche d'elle... 

- Et alors, c'est ma mère ! 

- Oui, je disais proche d'elle contrairement à votre frère. 

- Ça c'est encore de la Claudia, vous devriez chercher de ce côté, la rente de ma mère ce n'est rien si on compare à ce qu'elle a hérité. Si on avait voulu on lui rabotait une bonne partie de ce que soi-disant mon père lui a laissé, mais nous ne sommes pas comme cela ! 

- Grands seigneurs, c'est bien, c'est rare. Donc nous devons fouiller du côté de votre belle-mère, vous avez peut-être des informations à nous communiquer, allez-y, c'est le moment ! 

- Je n'ai pas dit cela, juste qu'elle est la principale bénéficiaire de la disparition de mon père, dont on a retrouvé le corps à proximité de sa propriété. 

- Merci, cela on le savait ! Au fait que faisiez vous en Afrique du Sud ? 

- On possède des propriétés viticoles et j'en suis le responsable, je dois me montrer régulièrement sur place pour motiver le personnel. 

- Je comprends, vous n'avez rien d'autre à déclarer ?

- Non, bougez-vous, le retour de notre père nous a fait perdre quatre points au CAC40 ! 

 

 

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