UN CADAVRE DANS LES ASPERGES, chapitre 7

Publié le par Gérard PIEL

UN CADAVRE DANS LES ASPERGES, chapitre 7

Marino Spetoli avait disparu. Le chauffeur attitré de feu Mauro Tarin et de sa veuve devait récupérer sa patronne dans le Carré d'Or de Cannes ! Claudia venait d'effectuer quelques emplettes, trois fois rien, mais elle ne sortait jamais d'une boutique sans son fidèle Marino à ses côtés. Cela faisait plus d'une heure qu'elle attendait chez Chartier et Zolex. Elle avait craqué pour une petite bague simple, que de l'or et du diamant, et elle trépignait d'autant plus qu'elle s'était fendue d'une chaîne en argent pour son ange gardien. 

Après l'avoir déposé à la bijouterie son chauffeur devait garer le véhicule au parking du Palais des festivals et, comme d'habitude, Claudia l'appelait sur son smartphone et il rappliquait dans les cinq minutes. 

Un vigile de la boutique parcourut les huit cent mètres qui séparent le parking de chez Chartier et Zolex, puis accompagné d'un employé du palais, il avait cherché la Mercedes GT-r de couleur bleu, donc facilement identifiable, sans retrouver ni la voiture ni son chauffeur. 

Claudia avait appelé Arielle sa bonne amie cannoise à qui elle prêtait quelquefois Marino, car la veuve est partageuse !

- Non, tu sais bien que je te le demande toujours ! 

Alors, elle avait prévenu la police cannoise qui avait alerté la BRI. 

Le capitaine Maris arriva sur place au moment où madame Tarin terminait une crise de nerfs copurchic, elle rendait au directeur de la bijouterie le cadeau qu'elle voulait offrir à Spetoli. 

- Vous me ferez un avoir ! 

Le capitaine proposa de raccompagner la veuve, elle prit place à ses cotés à l'arrière du véhicule banalisé conduit par Raphaël; Louise, Jean-Paul et Max parcouraient le quartier sans grand succès. 

Maris précisa qu'il n'y aurait pas de procès verbal de leur discussion ! 

Claudia ne comprenait pas, Marino était très sérieux, jamais il n'aurait pu oublier un rendez-vous. Quelque chose de grave s'était passé. Après la découverte du corps de Mauro, c'était son homme de confiance qui disparaissait, ce n'était pas une coïncidence. 

- Vous savez commissaire... 

- Capitaine, merci. 

- Oui, capitaine, Marino et moi, c'est seulement hygiénique, n'y voyez aucune idée tortueuse le corps a des besoins, c'est un employé serviable et bien payé, très bien payé même et puis ce n'est pas tous les jours. Par contre, les fils de Mauro ne sont pas au courant et bien qu'ils me disent souvent que je devrais refaire ma vie, que je suis encore jeune, tout ça, je ne crois pas qu'ils apprécieraient. 

- Pour l'instant rien n'indique que quelque chose de grave ne soit arrivée. 

- J'ai l'impression qu'ils voudraient que je dégage, d'ailleurs Paul me l'a dit une fois "avec la rente que tu touches tu pourrais vivre ta vie, libre"! 

- Vous vous sentez menacée ? 

- Sans Marino, oui! 

 - Par vos beaux fils ? 

- Ça je ne peux pas le dire, qui a placé Mauro tout près d'ici ?

- D'habitude c'est moi qui pose les questions ! 

Le véhicule arriva devant la propriété, Claudia déclencha l'ouverture du portail, Raphaël stoppa la Mercedes. 

Les murs étaient souillés d'insultes adressées à Claudia, visiblement les peintres de la nuit avaient détérioré les caméras de vidéo-surveillance. 

- Raphaël, tu restes avec madame Tarin. 

- Merci ! 

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